
Puis-je vraiment créer ? Plus précisément, puis-je vraiment créer quelque chose d’extérieur à moi-même ? Je n’arrive pas à dissocier l’écrit de l’auteur. J’écris sur des sujets variés, traités avec « humour », rationalité ou émotion et pourtant je me retrouve dans toutes mes « créations ». Que ce soit la photographie, l’écriture ou la musique. Un sentiment étrange de tourner en rond. Un peu trop terrestre, un peu trop humain. Ma présence transpire de toutes mes créations, ça m’ennuie. Est-ce cela qu’on appelle le style ? La patte ?
Je ne sais pas s’il est possible de s’extirper de ce lien, je ne suis même pas sûr que ce soit nécessaire. Quel que soit le sujet, c’est moi qui écrit, avec ma sensibilité et mon regard sur le monde, c’est cela que je partage derrière l’excuse de création. On met en scène, on raconte une histoire dans le but de faire passer quelque chose. C’est ce quelque chose qui est fondamentalement attaché à notre être. Mais c’est impliquant, à chaque regard c’est une partie de soi que l’on juge, mieux vaut avoir les épaules larges. Je parle de création, mais ça s’applique je crois à tout, nos actes, nos paroles. « Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu’à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on. » Anne Hebert. C’est marrant finalement qu’on passe notre vie à essayer d’être « fidèle à soi-même » alors que dans l’absolu on ne peut jamais faire autrement.
Je voudrais écrire des télégrammes pour que le rythme soit entendu.
Mardi, juillet 28th, 2009 - Posted in Quelques lignes | Tags: écriture, pensées | No Comments »
J + 20, ça y est, j’ai les pieds dedant, et ça sent le gras. hihi. 5 Wendy’s et 3 MacDonald plus tard. Un numéro de téléphone, un compte en banque, avec 0$ dessus, mais tout de même. Pas mal de rencontres, +23 amis Facebook et +15 numéros de téléphone. J’ai envie de légerté ! Et ça marche plutôt pas mal, plein de projets, plein de petits plans. Sortie tous les soirs, concert gratuit, un verre dans un bar, une première sortie en boite, quelques verres de trop et des bisous en trop. Ré-arrangement de l’appartement, gros ménage et 1h de sport. C’est bon, j’ai fini le listing.
Donc la vie à New York, c’est très sympa. Pour peu qu’on baragouine quelques mots d’anglais et qu’on a de l’argent à dépenser, la vie est facile. Ce qui m’a choqué surtout, c’est le nombre de plans, de soirées possibles, gratuites à Manhattan. Tous les soirs il y a 50 concerts gratuits, 40 soirées en boites, tous les bars sont pleins. Ca grouille quoi. Alors je picore avec Lucie, et c’est ‘achement agréable. Je ne sais plus qui disait que New York accueille à bras ouvert les apatrides, c’est vraiment ça, la mixité ethnique est réellement présente à tous les coins de rues, et on se sent rapidement chez soi.
Ca fait maintenant 20 jours que j’essaye de comprendre le dating process aux USA, et j’ai compris récement que ce n’est qu’une grosse blague. Un alibi qui permet aux nanas de se sauver rapidement, et à toutes les étapes du début d’une relation. C’est juste un jeu de vocabulaire, les gens sont les mêmes, les mêmes peurs, les mêmes joies, les mêmes techniques de dragues pourries. Ahhhh, quel soulagement. haha.
Sinon vous pouvez voir les premiers clichés en cliquant sur la photo la haut, ou ici.
Lundi, juillet 13th, 2009 - Posted in Quelques lignes | Tags: bilan, new york, pensées, photos | 4 Comments »
La quasi-totalité de nos décisions de vie se résument à de la survie. Ce que je vais manger, où vais je dormir, avec qui, où vais je travailler, et quand sont les prochaines factures. Ce n’est pas pour cela que nous vivons.
On ne vit que pour le pourcentage restant, ces choix de vie qui nous définissent en tant que personne. C’est idée de définition est importante, elle est même rassurante, elle prouve que notre « définition » évolue tout au long de notre vie, elle balaye à tout jamais la question de « Qui suis-je » pour laisser place à un « Qui veux-je être », porteur d’espoir. Je me souviens d’un passage d’un bouquin de vulgarisation philosophique qui contenait une jolie image. Le moi n’est pas une image fixe, c’est la somme de tous nos souvenirs, toutes nos émotions, tout notre passé et tous nos espoirs. Mais le calcul se fait si vite, qu’on n’y pense pas, toutes ces petites choses créent l’image du Moi, qui nous semble si importante.
Chacun de ces choix de vie sont des étapes, où tous les chemins s’ouvent à nouveau, et où seule notre volonté compte. C’est tellement simple dit comme ça. Nietzche avait raison, « vouloir libère » ;)
Jeudi, juillet 2nd, 2009 - Posted in Quelques lignes | Tags: choix, pensées, vie | 2 Comments »
Tous les gens qui font un choix entre ces deux options sont des imbéciles. Parce que l’un ne marche pas sans l’autre et que l’un ne vaut pas mieux que l’autre.
Ceci est une lettre ouverte à deux types d’individus, ceux qui vivent sans art et ceux qui ne vivent que par l’art.
Selon moi l’art est la création artistique est ce qui fait de nous des êtres nobles. Mais l’art n’est pas que du ressenti, c’est une légende urbaine que de penser que l’on crée par une sorte d’acte divin, en se laissant transporter par une force créatrice et extérieure. La création est en nous, bien enfouie, et pour la faire parler il faut l’entrainer, lui demander son avis, et surtout la juger et lui en demander plus. Mais je pense que sans but, sans réfléxion, sans inflexion, cette force créatrice se transforme en jolie coquille vide. Comment être touché, comment capter un message si l’auteur lui même ne le connait pas ? Résumer l’art à son apparence, à du ressenti, quelle erreur, quel manque de profondeur.
Mais l’intellect n’est pas mieux loti, P. m’a fait part d’une citation d’Einstein la semaine dernière que je trouve appropriée : « Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. »A trop lorgner sur les faits et leur agencement, on en oublie toute la poésie des choses. Notre monde est dual, et je le redis, toute personne qui fait un choix entre le ressenti et l’intellect va forcément dans le mur.
Vendredi, juin 26th, 2009 - Posted in Quelques lignes | Tags: écriture, pensées, ressenti | 5 Comments »