Chemin faisant, les trompettes triomphantes des charlatans,
Les réponses sans équivoques des gens sans ecchymoses.
A l’aube j’efface les souvenirs moroses
D’une préface en prose où je me prélasse.
J’exècre, j’expulse mes exactitudes passées,
Alors à titre d’exemple, je les passe par-dessus bord.
Ici l’acte un prend place, la renaissance d’un homme éteint,
Animé par l’essence d’une femme, ses yeux, son art et sa chute de reins.
Puis, bord à bord, j’accole des blocs d’instants,
Des vérités sans véhémences, mes tripes et puis c’est tout.
Ceci est un hommage à la simplicité,
Quand j’espère découvrir toute forme d’absolu.
Saisir l’évidence des souvenirs décousus,
Et accepter l’idée de ne plus se retourner.
Transparent devant ton regard omniscient,
Je me sens éclore, devant la mort de mon monde incolore.
Et cent fois mes cinq sens se joignent à l’effort,
En transe, en présence de ta magnificence.
Gommer lentement des traces de sinistres,
Et se laisser porter par le moment ou tout devient blanc.
Tu sais on verra du gris, on aura les mains sales.
On jettera les débris des émotions trop pales.
Mais tu vois la moiteur de nos mains mêlées,
La couleur vérité de mes yeux révulsés,
Elles trahissent la coquille que j’avais fabriqué,
Que comme un jeu de quille tu as fait valser.