Archive for the ‘Presque rien’ Category

pandore

Mercredi, mars 10th, 2010

Je conspue ce « je » que j’utilise à foison. L’impossibilité qui est la mienne de sortir de mon corps et de voir la vie sous un jour nouveau me détruit. J’utilise différentes formes de discours, je me cache derrière un semblant de rationalité. La construction de ma parole vous fait oublier que c’est moi qui parle, que je fous mes tripes dans tout ça.

Je suis un, unique, entier et je ne saurai pas vous dire si cette pensée me réjouit ou me fait frémir. Comme un auteur schizophrène, tous mes personnages représentent une partie de moi-même. Je construis un château de carte mais la fondation n’en reste pas moins cette chose minuscule, ce trou de serrure qu’est mon âme.

Cette fausse rationalité est dangereuse, j’arrive à faire passer mes prises de positions pour un raisonnement développé. Il se développe sur moi, sur mes croyances, mes peurs. Tout part de là, et tout y retourne, le reste n’est que verbiage, construction hasardeuse et bancale sur des convictions.

C’est l’essence de mon être, ces convictions, ces axiomes, ces postulats que j’ai choisi ou qui m’ont été inculqués. Si je veux changer c’est là que je dois regarder, au plus profond de mes entrailles, cet endroit noir que j’ai laissé en paix pendant si longtemps.

play by the rules

Mardi, février 23rd, 2010

Tu veux quelqu’un de fort pour te confier, une épaule pour larmoyer, pleurer tes craintes, une béquille pour avancer. Je plains la béquille, je plains le fou qui pense pouvoir soutenir la vie et les fantasmes de deux personnes. Je plains ceux qui ne jouent pas le jeu. Le rapport de force. Baisser les armes n’est jamais une option, mais tu peux baisser ton pantalon.

J’ai saisi les règles, cerné ton fantasme, je t’offre l’homme viril et délicat sur un plateau, et tu baisses les armes. Tu tombes dans le panneau, tu oublies toute une vie d’échecs et de ruptures pour y croire une fois de plus. On a tous perdu, baisser les armes n’est jamais une option.

Moi aussi j’y crois, nous avons tous le fantasme de l’âme sœur, hors du temps. Mais ces règles existent, nous les avons écrites, par notre inconstance, nos peurs paniques, notre condescendance. Je me cache pour voler vos armes. Sans cible, sans peine, et presque sans reproche. Pourtant, être seul, c’est le retour d’une stratégie de puissance. Je ne me suis pas dévoilé, et tu fais semblant de me connaître. Faire semblant de rire, pour faire semblant de vivre.

On peut parler, on peut essayer, qui sait peut être même que j’aurai envie d’en dire plus, que tu n’utiliseras pas cette puissance à mauvaise escient. Peut être qu’on est des gens biens et qu’on a juste peur de se casser la gueule, peur de vivre.

« Inside every cynical person, there is a disappointed idealist. » - George Carlin

Troublemakers – Get Misunderstood

Mercredi, décembre 9th, 2009

écrire

Mardi, décembre 1st, 2009

Créer, écrire, chanter, dessiner, c ‘est une soupape de sécurité pour relacher la pression, faire vomir son inconscient, se clarifier les idées, repartir sur quelque chose de sain.