Vous êtes flou, torturé. Malgré tous mes efforts, je ne vous comprends pas, et je fais des erreurs. Vous m’avez collé deux étiquettes, infâme calculateur et beau parleur fuyant. Je n’ai jamais pu gagner car vous êtes le seul jury.
J’ai essayé pourtant, j’ai essayé de prendre mes responsabilités, de vous confronter, d’assumer mes positions et de les décortiquer. Alors que je m’offrais complet et sans défenses, votre égo n’a pas tenu. Vous vous êtes senti petits et menacés, aucune de mes paroles ne pouvait vous apaiser. J’ai tenté de me défiler, de vous laisser en paix, je vous ai permis de me maudire tranquillement, sans chercher à rester blanc. Vous en avez profité et tous les maux de la terre sont tombés sur mes frêles épaules.
L’empathie ne suffit pas, je ne peux pas vous forcer à accepter, à regarder les choses en face et à avancer. Créateur, destructeur et réparateur, voilà trop de rôles pour un seul homme. Seul le temps à cette licence. Je tenterai de faire mieux mais je ne vous infantiliserai pas. Nous sommes des hommes pas des enfants, nous avons les jambes stables et les épaules solides.
Un mot cependant sur les réponses faciles, sur les raccourcis sournois. Vous les prêcheurs de vérités à tous prix, vous détruisez les cœurs et les espoirs pour que votre reflet reste clair. Vous achetez votre innocence par cette transparence irresponsable, et je trouve cela puant.
Pou pou pidou.