J’ai tiqué aujourd’hui sur cet article de Lifehacker aujourd’hui qui parle du Google’s Data Liberation Front, en français, le Front de Liberation de vos Données Google.
La plupart des services que nous utilisons aujourd’hui sont « in the clouds », ce qui signifie d’une part que l’application est « en ligne », mais également vos données. Au debut de l’informatique grand public, tout le monde possédait des logiciels pour chaque usage sur son ordinateur. Outlook, Word, Photoshop, etc… Cette tendance tend à disparaitre pour laisser place au cloud computing, Gmail remplace Outlook, Google Docs et Office Live Workspace remplace votre suite Office. Photoshop lance sa version en ligne. Notre ordinateur devient un terminal pour Internet, et la notion de logiciel et de proprieté de licence se transforme peu à peu en notion de service et d’abonnement.
Ceci m’amene au fond du probleme, les donnees et leur proprieté. Dans le cas de votre bon vieux Word sur votre ordinateur de salon, vos documents se trouvent sur votre machine et vous pouvez les copier, les supprimer, en faire ce que vous voulez en fait. Dans le cas d’un service en ligne, le probleme devient entier. Quid de la proprieté de vos fichiers une fois hebergés sur un serveur de Google ou de Microsoft, qui vous assure que votre fichier est bien supprimé quand vous le retirez de votre liste. Que se passe-t-il si un jour Google décide de fermer son service sans préavis. Sur le plan strictement légal, sur la plupart des services en ligne, vos données vous appartiennent, c’est donc la question de l’accès qui fait réflechir.
Google étant le premier fournisseur mondial de services « in the cloud », les premieres critiques envers la philosophie même du « in the cloud » leur retombent bien entendu dessus, et ce qui m’interpelle, c’est leur façon tres intelligente d’y repondre.
Tout le monde a dans un coin de sa tete un peu peur du geant Google, cette multinationale qui possede sur ses serveurs à l’autre bout du monde vos recherches, vos mails, vos documents Word, vos photos, qui en indexant le web mondial se fait finalement une idée assez précise de qui vous êtes, où vous êtes et ce que vous faites. Jusqu’alors Google a repondu à ses inquiétudes par une grande transparence, nos API sont ouvertes, nos employés sont heureux, tout ceci est gratuit, et a ainsi evité le syndrome Microsoft.
Mais Google sait bien que plus leur taille va grossir, plus ces craintes vont devenir fréquentes et d’importances. D’où le concept de 1984, je construit un site appellé le Front de Liberation des Donnes Google. Google vous donne les clés pour vous enfuir de ses services, et ceci dans le but de se racheter une virginité nouvelle. Comme dans 1984, le gouvernement est à la fois leader et opposant. Le site table clairement sur un jeu de couleur et d’habilliage qui rappelle la lutte revolutionnaire. « Liberez vous de la tutelle Google ! », ca calme les ardeurs, et ca redore l’impression de liberté.