la hantise du lieu commun

Etre original, être drôle, et passionant.

Certains on la hantise de la page blanche, j’ai la hantise du lieu commun, mais je ne pense pas que ce soit si différent. Comment faire dans ce monde de sur-communication pour percer, être entendu, et une fois entendu, pour convaincre, et pour toucher. La hantise du lieu commun, que ce soit pour l’écriture ou plus gobalement de manière artistique, ça vous coupe les pâtes.

Je pense avoir des choses à dire, pas moins que les autres en tous cas. Mais cette certitude se meurt devant la possibilité d’être lu, vu, entendu. Je crois que la première étape de la démarche artistique c’est de comprendre et de savoir surpasser ce gouffre. La création est un acte divin disait un monsieur dont j’ai oublié le nom, il n’empèche qu’on est jugé par ses pairs, et que seul cet avis compte. Comment alors penser une seule seconde qu’on va inventer quelque chose de nouveau, que notre travail ne sera pas qu’un maigre patchwork d’autres. Du moins bon, du revu, du « sans-âme ».

C’est pas votre affaire finalement tout ça, c’est juste un travail sur soi, enfermé entre la nécessité quasi-physique de devoir créer et la crainte de ne pas assez donner, de ne pas se livrer et finalement de décevoir. Le seul piège c’est de s’arrêter d’essayer, de penser que c’est trop tard, ou pas assez bon. Le public sera toujours le dernier juge,  mais il faut lui laisser la chance de donner son avis.

J’espère avoir été un peu profond ce soir. J’espère surtout faire de belles choses par la suite.

2 Responses to “la hantise du lieu commun”

  1. phil Says:

    Pierre Michel Menger – Le travail créateur. Je ne l’ai pas encore lu mais j’ai lu un article qui en parlait et avec Fabrizio (mon ami peintre) nous avons décidé de nous lancer dans sa lecture et de débattre sur la créativité :)

  2. Arnaud Says:

    Tu me garde l’ouvrage au chaud à Montréal et je passe en septembre le récupérer.
    Ou alors je l’achète pour continuer le débat avec vous à mon arrivée ;)

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