22h30 : Ca y est je suis à Dublin, c’est le début du commencement de une nouvelle série à succès que nous appellerons sans aucun plagiat, « Sex in the City ». Non je rigoooooole, on l’appeller « Arnaud and the Sexy Girls » (comprenne qui pourra). Les mecs de la compagnie Aer Lingus sont super intelligents, dans le magasine distribué sur le Paris – Dublin, il y a une page spéciale consacrée aux gens en transfert vers les Etats-Unis, avec un plan de l’aéroport de Dublin pour savoir par où continuer.
23h : Après avoir dépassé à la douane un jeune homme qui n’était pas majeur, n’avait pas de passeport et ne parlait pas la langue (et moi qui me trouve bordélique à ne pas faire de TODO list), je passe donc devant tous les gens qui attendent patiemment leur bagages pour aller directement à la « Transfer Area ». Hop, je monte l’escalator, je m’engoufre tout seul dans un corridor, et là personne, deux néons blanc pourris, des portes battantes devant et derrnière moi, personne. Je continue, j’arrive dans une sorte de hall d’ascenceur, avec des portes incendies, dessus marqué : « Si vous ouvrez cette porte sans l’aide d’un officier de sécurité, vous serez poursuivi, pendu, et lapidé sur la place publique » (si si c’est vrai). Du coup je cherche, et remarque qu’une porte est ouverte, mais elle ne mène nulle part, où plutôt si, elle mène sur des baies-vitrées qui me permettent de voir le Terminal des départs vers les USA, qui est donc fermé à partir de 22h. Je suis donc calé dans les bancs en fer du hall de l’aéroport, il est 23h30 ici, et il me reste 10h avant l’embarquement.
00h : J’ai décidé de bouger mes fesses vers le 2ème étage puisque le wifi saute à coté de ces foutus bancs en fer (si si c’est vrai). Et me voici arrivé dans le monde des zombies, 200 tables, chaises et bancs de fast food d’aéroport, reconditionné pour la nuit en couchettes pour tous les passagers qui comme moi doivent passer la nuit à l’aéroport super glamour de Dublin. Et c’est à ce moment que l’alarme du MacDonald (?? oui moi aussi ça m’a fait cet effet la) se décide de s’allumer. Du coup 150 personnes ont ouvert l’oeil et se sont relevés d’un air hagard pour comprendre d’où venait ce méga-réveil et si c’était l’heure de leur vol. Désolé les mecs. Je suis donc assi sur une double chaise (deux chaises rangées pour la nuit en fait), ça fait un peu rocking chair, j’aime bien. J’ai bien aimé aussi l’écriteau « This is not a toilet » sur les portes qui mènent aux cuisines du MacDo, juste à coté des toilettes de l’aéroport. J’aimerai bien connaitre l’annecdote qui est à l’origine de la création de ce panneau.
00h30 : En face de moi une publicité pour Miss Piage, marqué : Never EAT more than you can LIFT. Ne mangez jamais plus que vous ne pouvez porter ? Si dois manger moins de 50kg ? Dingue, merci du conseil. Ah, un épisode de 24h commence en VO sur un des écrans plats, il est pas si mal cet aéroport.
02h : Les fourbes, ils m’ont retiré mon Wifi à tout jamais, ils ne me proposent que le Wifi payant de ericom, dont je n’ai que faire. Et tous les autres réseaux, sont à 1 barre de réseau, et ne se connectent jamais, je suis perduuuuuuuu.Yeah, il est deux heures du matin, et je commence à faire mon Mac Guyver dans l’aéroport, j’ai regardé 2 episodes de friends, acheté un expresso ultra chargé, et j’ai branché mon balladeur mp3 sur une de ces bornes payantes pour internet. Du coup ça charge, et je pourrai regarder d’autres épisodes d’ici 1h. Il faut ensuite que j’aille trouver la source, la source de la vie éternelle, la source de toute chose et de tout être, la borne Wifi.
02h30 : Borne Wifi trouvée, youhouuu, ah non, c’est une borne payante, fuck me, je paye 5 euros tant pis. J’écoute l’album des Naive New Beaters à fond avec mon coca à la main, ça m’évite d’avoir envie de dormir. Les gens dorment à même le sol autour de moi, étrange. Je vais partir me ballader je pense.
3h30 : Mon heure de Wifi a mouru, j’ai du donc repartir à la chasse. Je redescend d’un étage, des gens commencent à arriver pour les vols qui partent à 6h, je vais voir une gentille demoiselle derrière un comptoir d’enregistrement et lui demande où est ce qu’on peut trouver du Wifi gratuit dans l’aéroport, elle me regarde avec dédain et me répond : « Dans tout l’aéroport ». Ahhhhh, merci, au temps (autant) pour moi :) Du coup je pose mes fesses un peu plus loin et je ressaye 15 manips, je me connecte finalement à bitbuzz, le Wifi du « Food Court », du coup je m’inscris encore à un énième truc, et ils me demandent de donner le code inscrit sur mon ticket de caisse, mais ça correspond pas :’(. Je repars à la chasse !
4h : En me balladant dans le grand hall, je m’apperçois que ça commence effectivement à se remplir, les gens font la queue pour les vols partant à 5h30. Je jette un coup d’oeil au tableau des départs, mon vol n’est pas encore affiché, en revanche les 72 vols précédents y sont. Ca va être looong. Heureusement j’ai trouvé la parade, les sites de rencontres américains. Bah oui, les gens qui sont debout à cette heure la, c’est les New Yorkaises, et quoi de mieux pour préparer mon arrivée ! Hop hop…
4h30 : Bon alors, à Dublin, on peut aller directement à la porte d’embarquement, 5h avant. J’ai donc passé tous les controles, mais il n’y a personne ! J’ai du retirer ma ceinture toussa, mais ensuite plus rien. Je suis devant les trucs de la « pré-douane » américaine, et personne. Du coup j’ai rempli tous les papiers, et pendant ce temps une nana est arrivée et passée de l’autre coté. Etrange… Du coup, j’hésite à passer aussi, s’il n’y a personne c’est peut être pour une bonne raison. Quelle dilêmme. Heureusement Nina Simone gueule dans mes oreilles pour me rafraichir les pensées. Bon, du coup je suis passé, mais ça me semble vachement étrange cette histoire, je verrai dans quelques heures s’il y a du monde. D’un autre coté c’était ouvert hein, faut pas pousser mémé dans les orties.
5h : Il se trouve que c’était en effet interdit. Mais bon ils foutent rien comme panneaux, je peux pas deviner que j’ai pas le droit de franchir les grosses lignes rouges au sol (si ? ah bon). Je suis retourné me poser avant les checkpoints, devant une énorme baie vitrée de 10mx10m, et je regarde les avions décoler. (71, 70, 69…). Mais quel malheur, il ne me reste que 30 minutes de batterie sur mon netbook (qui m’aura tout de même bien sauvé à Dublin). Ca va manquer d’updates entre 5h30 et 9h30 du coup (et je vais me faire d’autant plus chier !). Et les prises sont pas les mêmes, les salauds !
5h30 : Arghhhh non, pas la fatigue, ça commence à me prendre, il me faut un café, mais c’est pas encore ouvert. J’ai l’impression de tenir sur batterie auxiliaire (ça me fait penser que j’aurai pu prendre ma deuxième batterie pour l’ordi, quel naze). Je vous dis au revoir, il ne me reste que 3% de batterie, ça va coup…..
5h31 : Mon ordinateur a effectivement coupé, et je vous raconte ça avec quelques heures de décalage donc.
6h : Le terminal B commence à se remplir, des gens commandent des pintes au bar (6h ??), et des trucs avec du bacon. 50 gamins viennent s’installer autour de moi pour regarder eux aussi les décollages nombreux. Et la je ferme l’oeil.
7h : Entrain de faire la queue devant la pré-douane que j’avais dépassé tout à l’heure, je papote avec un couple d’américain qui revenait de deux semaines à Dublin, le mari est programmeur, il m’explique qu’il a récupéré un spider open source, qu’il a du apprendre à gérer les scripts cgi pour créer dix moteurs de niche, et un métamoteur qu’il fait payer à ses clients. (si vous n’avez pas compris la dernière phrase, elle est facultative).
7h30 : J’arrive au comptoir, j’ai pas rempli le bon formulaire, on m’envoit en remplir un autre, je reviens avec le formulaire rempli, j’ai décallé toutes les lignes, dernier essai, je passe. Ah non en fait, il faut attendre 8h sinon ils ne vont pas me laisser passer à la deuxième douane, mon vol part dans trop longtemps (merci j’étais au courant).
8h30 : Passé à la douane, tampon sur le Visa, je suis déjà sur le sol américain. Il ne reste que 2 heures avant le départ de mon avion. Mais ce sont deux heures à rien foutre dans un grand hall. Un peu de Nietzsche, beaucoup de Friends, et des gens rigolos à regarder.
10h : Embarquement, je pose finalement mes fesses dans l’avion. Devant moi un mec de 180kg vient de s’installer, je sais pas comment il est rentré dans le siège, je plains sa voisine. D’ailleurs l’équipage vient de lui apporter un rallongeur de ceinture. La mienne est une charmante dame de 45 ans.
12h (heure de NYC) : Arrivée à NYC, j’ai fais connaissance avec la dame, qui (visiblement riche) me propose son chauffeur pour me déposer chez moi. Elle veut aussi me présenter ses filles de 19 et 20 ans (c’est ça l’American Dream ?).
2h : Je retrouve ivan, et on va commencer le périple, ouverture de compte, nouveau numéro de tel, carte de transport, premier verre, premier verre offert, premier numéro donné, premier hamburger.
8h : Premier dodo. Beaucoup trop longue cette journée.
PS : Ce post est mis à jour au fur et à mesure que je me fais chier dans l’aéroport, il risque d’être long.
juin 30th, 2009 at 02:45
hahahahaha je t’adore !!!!!
arrive vite ! :p
juin 30th, 2009 at 02:47
Naïve New Beaters!!!!!!!!!!!! ;-)
Ecoute « Great DJ » des Ting Tings, elle va te mettre la pêche pour cette folle nuit!
juin 30th, 2009 at 02:53
The Last Badaboum, yeah yeah !
juin 30th, 2009 at 03:18
Génial comme concept de post! Et la suite alors?? Il est presque 4h30, j’attends la suite ;)
juin 30th, 2009 at 04:03
Le lit est déplié pour tes 72 prochaines heures
A demain
Bisous
juin 30th, 2009 at 04:04
Tu t’es deconnecté juste avant que j’ai eu le temps de dire !!!
Eclates toi sur les sites de rencontres,
mais garde de la place pour New york :p
et pour vendredi !!!!!!!!!!!!!!! :D
See you soon !!!
juin 30th, 2009 at 06:55
Au temps pour toi ;)
(72 avions a regarer décoller avant le mien, j’aurais pris mon pied gringo..) (J’ai des gouts simples..)
juillet 1st, 2009 at 13:54
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juillet 13th, 2009 at 18:51
Enorme ce post!!! j’ai le sourir aux levres et jai meme rit un peu fort (je suis dans un banque)!!lol