mars 11th, 2010
Vous êtes flou, torturé. Malgré tous mes efforts, je ne vous comprends pas, et je fais des erreurs. Vous m’avez collé deux étiquettes, infâme calculateur et beau parleur fuyant. Je n’ai jamais pu gagner car vous êtes le seul jury.
J’ai essayé pourtant, j’ai essayé de prendre mes responsabilités, de vous confronter, d’assumer mes positions et de les décortiquer. Alors que je m’offrais complet et sans défenses, votre égo n’a pas tenu. Vous vous êtes senti petits et menacés, aucune de mes paroles ne pouvait vous apaiser. J’ai tenté de me défiler, de vous laisser en paix, je vous ai permis de me maudire tranquillement, sans chercher à rester blanc. Vous en avez profité et tous les maux de la terre sont tombés sur mes frêles épaules.
L’empathie ne suffit pas, je ne peux pas vous forcer à accepter, à regarder les choses en face et à avancer. Créateur, destructeur et réparateur, voilà trop de rôles pour un seul homme. Seul le temps à cette licence. Je tenterai de faire mieux mais je ne vous infantiliserai pas. Nous sommes des hommes pas des enfants, nous avons les jambes stables et les épaules solides.
Un mot cependant sur les réponses faciles, sur les raccourcis sournois. Vous les prêcheurs de vérités à tous prix, vous détruisez les cœurs et les espoirs pour que votre reflet reste clair. Vous achetez votre innocence par cette transparence irresponsable, et je trouve cela puant.
Pou pou pidou.
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mars 10th, 2010
Je conspue ce « je » que j’utilise à foison. L’impossibilité qui est la mienne de sortir de mon corps et de voir la vie sous un jour nouveau me détruit. J’utilise différentes formes de discours, je me cache derrière un semblant de rationalité. La construction de ma parole vous fait oublier que c’est moi qui parle, que je fous mes tripes dans tout ça.
Je suis un, unique, entier et je ne saurai pas vous dire si cette pensée me réjouit ou me fait frémir. Comme un auteur schizophrène, tous mes personnages représentent une partie de moi-même. Je construis un château de carte mais la fondation n’en reste pas moins cette chose minuscule, ce trou de serrure qu’est mon âme.
Cette fausse rationalité est dangereuse, j’arrive à faire passer mes prises de positions pour un raisonnement développé. Il se développe sur moi, sur mes croyances, mes peurs. Tout part de là, et tout y retourne, le reste n’est que verbiage, construction hasardeuse et bancale sur des convictions.
C’est l’essence de mon être, ces convictions, ces axiomes, ces postulats que j’ai choisi ou qui m’ont été inculqués. Si je veux changer c’est là que je dois regarder, au plus profond de mes entrailles, cet endroit noir que j’ai laissé en paix pendant si longtemps.
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février 23rd, 2010
Tu veux quelqu’un de fort pour te confier, une épaule pour larmoyer, pleurer tes craintes, une béquille pour avancer. Je plains la béquille, je plains le fou qui pense pouvoir soutenir la vie et les fantasmes de deux personnes. Je plains ceux qui ne jouent pas le jeu. Le rapport de force. Baisser les armes n’est jamais une option, mais tu peux baisser ton pantalon.
J’ai saisi les règles, cerné ton fantasme, je t’offre l’homme viril et délicat sur un plateau, et tu baisses les armes. Tu tombes dans le panneau, tu oublies toute une vie d’échecs et de ruptures pour y croire une fois de plus. On a tous perdu, baisser les armes n’est jamais une option.
Moi aussi j’y crois, nous avons tous le fantasme de l’âme sœur, hors du temps. Mais ces règles existent, nous les avons écrites, par notre inconstance, nos peurs paniques, notre condescendance. Je me cache pour voler vos armes. Sans cible, sans peine, et presque sans reproche. Pourtant, être seul, c’est le retour d’une stratégie de puissance. Je ne me suis pas dévoilé, et tu fais semblant de me connaître. Faire semblant de rire, pour faire semblant de vivre.
On peut parler, on peut essayer, qui sait peut être même que j’aurai envie d’en dire plus, que tu n’utiliseras pas cette puissance à mauvaise escient. Peut être qu’on est des gens biens et qu’on a juste peur de se casser la gueule, peur de vivre.
« Inside every cynical person, there is a disappointed idealist. » - George Carlin
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février 11th, 2010
Tout le monde n’est pas content apparement du nouveau service de Google, et comme on préfère d’abord se plaindre et après essayer de voir comment ça marche, je vous donne ici quelques moyens de rendre Google Buzz moins intrusif.
Désactiver Google Buzz
Tout en bas, juste ici, vous avez le bouton « turn off buzz », et voila, plus de bruit, plus d’emmerdes
Retirer les Notfitications Inbox de Google Buzz
Créez un nouveau filtre (Settings, Filters), dans l’input « Has the words », mettez « label:buzz », puis Next Step, Google vous signalera que ce genre de recherche par label n’est pas adéquate, cliquez sur Ok pour ignorer le message et passer sur la page suivante. Cochez ensuite « Skip the Inbox (Archive It) », et « Apply also to the x conversations below » pour nettoyer votre boite.
Limiter les destinataires de vos messages
Quand vous voulez poster un message sur Buzz, vous pouvez choisir vos destinataires, en passant de Public à privé. Les messages privés correspondent aux groupes que vous avez peut être déjà crée avec vos contacts, si ce n’est pas le cas il y est temps de s’y mettre.
Cacher la liste de vos followers/followed
Aller sur votre profil google (http://www.google.com/profile/username), puis editez votre profil. Vous avez ensuite à droite un bouton à décochez pour cacher votre liste de followers/followed
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