les choix de vie

juillet 2nd, 2009

La quasi-totalité de nos décisions de vie se résument à de la survie. Ce que je vais manger, où vais je dormir, avec qui, où vais je travailler, et quand sont les prochaines factures. Ce n’est pas pour cela que nous vivons.

On ne vit que pour le pourcentage restant, ces choix de vie qui nous définissent en tant que personne. C’est idée de définition est importante, elle est même rassurante, elle prouve que notre « définition»  évolue tout au long de notre vie, elle balaye à tout jamais la question de « Qui suis-je»  pour laisser place à un « Qui veux-je être» , porteur d’espoir. Je me souviens d’un passage d’un bouquin de vulgarisation philosophique qui contenait une jolie image. Le moi n’est pas une image fixe, c’est la somme de tous nos souvenirs, toutes nos émotions, tout notre passé et tous nos espoirs. Mais le calcul se fait si vite, qu’on n’y pense pas, toutes ces petites choses créent l’image du Moi, qui nous semble si importante.

Chacun de ces choix de vie sont des étapes, où tous les chemins s’ouvent à nouveau, et où seule notre volonté compte. C’est tellement simple dit comme ça. Nietzche avait raison, « vouloir libère»  ;)

Comment survivre à 12h dans l’aéroport de Dublin.

juin 30th, 2009

22h30 : Ca y est je suis à Dublin, c’est le début du commencement de une nouvelle série à succès que nous appellerons sans aucun plagiat, « Sex in the City» . Non je rigoooooole, on l’appeller « Arnaud and the Sexy Girls»  (comprenne qui pourra). Les mecs de la compagnie Aer Lingus sont super intelligents, dans le magasine distribué sur le Paris – Dublin, il y a une page spéciale consacrée aux gens en transfert vers les Etats-Unis, avec un plan de l’aéroport de Dublin pour savoir par où continuer.

23h : Après avoir dépassé à la douane un jeune homme qui n’était pas majeur, n’avait pas de passeport et ne parlait pas la langue (et moi qui me trouve bordélique à ne pas faire de TODO list), je passe donc devant tous les gens qui attendent patiemment leur bagages pour aller directement à la « Transfer Area» . Hop, je monte l’escalator, je m’engoufre tout seul dans un corridor, et là personne, deux néons blanc pourris, des portes battantes devant et derrnière moi, personne. Je continue, j’arrive dans une sorte de hall d’ascenceur, avec des portes incendies, dessus marqué : « Si vous ouvrez cette porte sans l’aide d’un officier de sécurité, vous serez poursuivi, pendu, et lapidé sur la place publique»  (si si c’est vrai). Du coup je cherche, et remarque qu’une porte est ouverte, mais elle ne mène nulle part, où plutôt si, elle mène sur des baies-vitrées qui me permettent de voir le Terminal des départs vers les USA, qui est donc fermé à partir de 22h. Je suis donc calé dans les bancs en fer du hall de l’aéroport, il est 23h30 ici, et il me reste 10h avant l’embarquement.

00h : J’ai décidé de bouger mes fesses vers le 2ème étage puisque le wifi saute à coté de ces foutus bancs en fer (si si c’est vrai). Et me voici arrivé dans le monde des zombies, 200 tables, chaises et bancs de fast food d’aéroport, reconditionné pour la nuit en couchettes pour tous les passagers qui comme moi doivent passer la nuit à l’aéroport super glamour de Dublin. Et c’est à ce moment que l’alarme du MacDonald (?? oui moi aussi ça m’a fait cet effet la) se décide de s’allumer. Du coup 150 personnes ont ouvert l’oeil et se sont relevés d’un air hagard pour comprendre d’où venait ce méga-réveil et si c’était l’heure de leur vol. Désolé les mecs. Je suis donc assi sur une double chaise (deux chaises rangées pour la nuit en fait), ça fait un peu rocking chair, j’aime bien. J’ai bien aimé aussi l’écriteau « This is not a toilet»  sur les portes qui mènent aux cuisines du MacDo, juste à coté des toilettes de l’aéroport. J’aimerai bien connaitre l’annecdote qui est à l’origine de la création de ce panneau.

00h30 : En face de moi une publicité pour Miss Piage, marqué : Never EAT more than you can LIFT. Ne mangez jamais plus que vous ne pouvez porter ? Si dois manger moins de 50kg ? Dingue, merci du conseil. Ah, un épisode de 24h commence en VO sur un des écrans plats, il est pas si mal cet aéroport.

02h : Les fourbes, ils m’ont retiré mon Wifi à tout jamais, ils ne me proposent que le Wifi payant de ericom, dont je n’ai que faire. Et tous les autres réseaux, sont à 1 barre de réseau, et ne se connectent jamais, je suis perduuuuuuuu.Yeah, il est deux heures du matin, et je commence à faire mon Mac Guyver dans l’aéroport, j’ai regardé 2 episodes de friends, acheté un expresso ultra chargé, et j’ai branché mon balladeur mp3 sur une de ces bornes payantes pour internet. Du coup ça charge, et je pourrai regarder d’autres épisodes d’ici 1h. Il faut ensuite que j’aille trouver la source, la source de la vie éternelle, la source de toute chose et de tout être, la borne Wifi.

02h30 : Borne Wifi trouvée, youhouuu, ah non, c’est une borne payante, fuck me, je paye 5 euros tant pis. J’écoute l’album des Naive New Beaters à fond avec mon coca à la main, ça m’évite d’avoir envie de dormir. Les gens dorment à même le sol autour de moi, étrange. Je vais partir me ballader je pense.

3h30 : Mon heure de Wifi a mouru, j’ai du donc repartir à la chasse. Je redescend d’un étage, des gens commencent à arriver pour les vols qui partent à 6h, je vais voir une gentille demoiselle derrière un comptoir d’enregistrement et lui demande où est ce qu’on peut trouver du Wifi gratuit dans l’aéroport, elle me regarde avec dédain et me répond : « Dans tout l’aéroport» . Ahhhhh, merci, au temps (autant) pour moi :) Du coup je pose mes fesses un peu plus loin et je ressaye 15 manips, je me connecte finalement à bitbuzz, le Wifi du « Food Court» , du coup je m’inscris encore à un énième truc, et ils me demandent de donner le code inscrit sur mon ticket de caisse, mais ça correspond pas :’(. Je repars à la chasse !

4h : En me balladant dans le grand hall, je m’apperçois que ça commence effectivement à se remplir, les gens font la queue pour les vols partant à 5h30. Je jette un coup d’oeil au tableau des départs, mon vol n’est pas encore affiché, en revanche les 72 vols précédents y sont. Ca va être looong. Heureusement j’ai trouvé la parade, les sites de rencontres américains. Bah oui, les gens qui sont debout à cette heure la, c’est les New Yorkaises, et quoi de mieux pour préparer mon arrivée ! Hop hop…

4h30 : Bon alors, à Dublin, on peut aller directement à la porte d’embarquement, 5h avant. J’ai donc passé tous les controles, mais il n’y a personne ! J’ai du retirer ma ceinture toussa, mais ensuite plus rien. Je suis devant les trucs de la « pré-douane»  américaine, et personne. Du coup j’ai rempli tous les papiers, et pendant ce temps une nana est arrivée et passée de l’autre coté. Etrange… Du coup, j’hésite à passer aussi, s’il n’y a personne c’est peut être pour une bonne raison. Quelle dilêmme. Heureusement Nina Simone gueule dans mes oreilles pour me rafraichir les pensées. Bon, du coup je suis passé, mais ça me semble vachement étrange cette histoire, je verrai dans quelques heures s’il y a du monde. D’un autre coté c’était ouvert hein, faut pas pousser mémé dans les orties.

5h : Il se trouve que c’était en effet interdit. Mais bon ils foutent rien comme panneaux, je peux pas deviner que j’ai pas le droit de franchir les grosses lignes rouges au sol (si ? ah bon). Je suis retourné me poser avant les checkpoints, devant une énorme baie vitrée de 10mx10m, et je regarde les avions décoler. (71, 70, 69…). Mais quel malheur, il ne me reste que 30 minutes de batterie sur mon netbook (qui m’aura tout de même bien sauvé à Dublin). Ca va manquer d’updates entre 5h30 et 9h30 du coup (et je vais me faire d’autant plus chier !). Et les prises sont pas les mêmes, les salauds !

5h30 : Arghhhh non, pas la fatigue, ça commence à me prendre, il me faut un café, mais c’est pas encore ouvert. J’ai l’impression de tenir sur batterie auxiliaire (ça me fait penser que j’aurai pu prendre ma deuxième batterie pour l’ordi, quel naze). Je vous dis au revoir, il ne me reste que 3% de batterie, ça va coup…..

5h31 : Mon ordinateur a effectivement coupé, et je vous raconte ça avec quelques heures de décalage donc.

6h : Le terminal B commence à se remplir, des gens commandent des pintes au bar (6h ??), et des trucs avec du bacon. 50 gamins viennent s’installer autour de moi pour regarder eux aussi les décollages nombreux. Et la je ferme l’oeil.

7h : Entrain de faire la queue devant la pré-douane que j’avais dépassé tout à l’heure, je papote avec un couple d’américain qui revenait de deux semaines à Dublin, le mari est programmeur, il m’explique qu’il a récupéré un spider open source, qu’il a du apprendre à gérer les scripts cgi pour créer dix moteurs de niche, et un métamoteur qu’il fait payer à ses clients. (si vous n’avez pas compris la dernière phrase, elle est facultative).

7h30 : J’arrive au comptoir, j’ai pas rempli le bon formulaire, on m’envoit en remplir un autre, je reviens avec le formulaire rempli, j’ai décallé toutes les lignes, dernier essai, je passe. Ah non en fait, il faut attendre 8h sinon ils ne vont pas me laisser passer à la deuxième douane, mon vol part dans trop longtemps (merci j’étais au courant).

8h30 : Passé à la douane, tampon sur le Visa, je suis déjà sur le sol américain. Il ne reste que 2 heures avant le départ de mon avion. Mais ce sont deux heures à rien foutre dans un grand hall. Un peu de Nietzsche, beaucoup de Friends, et des gens rigolos à regarder.

10h : Embarquement, je pose finalement mes fesses dans l’avion. Devant moi un mec de 180kg vient de s’installer, je sais pas comment il est rentré dans le siège, je plains sa voisine. D’ailleurs l’équipage vient de lui apporter un rallongeur de ceinture. La mienne est une charmante dame de 45 ans.

12h (heure de NYC) : Arrivée à NYC, j’ai fais connaissance avec la dame, qui (visiblement riche) me propose son chauffeur pour me déposer chez moi. Elle veut aussi me présenter ses filles de 19 et 20 ans (c’est ça l’American Dream ?).

2h : Je retrouve ivan, et on va commencer le périple, ouverture de compte, nouveau numéro de tel, carte de transport, premier verre, premier verre offert, premier numéro donné, premier hamburger.

8h : Premier dodo. Beaucoup trop longue cette journée.

PS : Ce post est mis à jour au fur et à mesure que je me fais chier dans l’aéroport, il risque d’être long.

le ressenti ou l’intellect

juin 26th, 2009

Tous les gens qui font un choix entre ces deux options sont des imbéciles. Parce que l’un ne marche pas sans l’autre et que l’un ne vaut pas mieux que l’autre.

Ceci est une lettre ouverte à deux types d’individus, ceux qui vivent sans art et ceux qui ne vivent que par l’art.

Selon moi l’art est la création artistique est ce qui fait de nous des êtres nobles. Mais l’art n’est pas que du ressenti, c’est une légende urbaine que de penser que l’on crée par une sorte d’acte divin, en se laissant transporter par une force créatrice et extérieure. La création est en nous, bien enfouie, et pour la faire parler il faut l’entrainer, lui demander son avis, et surtout la juger et lui en demander plus. Mais je pense que sans but, sans réfléxion, sans inflexion, cette force créatrice se transforme en jolie coquille vide. Comment être touché, comment capter un message si l’auteur lui même ne le connait pas ? Résumer l’art à son apparence, à du ressenti, quelle erreur, quel manque de profondeur.

Mais l’intellect n’est pas mieux loti,  P. m’a fait part d’une citation d’Einstein la semaine dernière que je trouve appropriée : « Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.» A trop lorgner sur les faits et leur agencement, on en oublie toute la poésie des choses. Notre monde est dual, et je le redis, toute personne qui fait un choix entre le ressenti et l’intellect va forcément dans le mur.

toujours se relever

juin 24th, 2009

Je déteste autant que je comprends ce coté cyclique de la vie. Je vais bien, puis encore mieux, puis mal, triste, lassé et ça repart. Je suis heureux longtemps et ça disparait à nouveau. La formule du bonheur n’existe pas, ça se saurait depuis le temps. Il faut donc continuer d’avancer dans la vie avec la certitude qu’il y aura d’autres moments de bonheur intense, d’autres moments de solitude et beaucoup d’autres de tout le catalogue des émotions.

Je sais pas vous mais je trouve ça terrifiant de savoir d’avance qu’on est voué à rester dans ce cycle. Personne n’en est jamais sorti, il n’y a pas d’autres alternatives. Je crois que je suis un romatique au sens littéral du terme, ce qui m’attriste c’est que notre vie ne soit pas comme un roman de Balzac, je n’ai pas qu’un amour dans ma vie et mon chagrin d’amour ne m’entraine pas vers la mort. J’en serait presque déçu de ne pas être triste plus longtemps.

Mais quel soulagement à la fois, quel espoir et quel combat. Je n’ai pas qu’une vie, j’en ai des centaines, avec à chaque fois un début, un milieu, et une fin, de grands élans et de grosses gamelles. Mieux encore, j’ai la chance de pouvoir être quelqu’un de meilleur la fois suivante, pour peut être rompre le cycle pour quelque temps et faire plus qu’un petit bout de chemin avec quelqu’un. Bon, alors je vais continuer de me relever à chaque fois, pour grandir un peu. Souhaitez moi bonne chance ;)

Critique de Frédéric Récrosio

juin 17th, 2009

Quelle soirée, quelle découverte !

Tout d’abord je voudrai remercier Alexiane pour l’invitation et aussi pour l’after :)

Donc je vous remet l’histoire dans son contexte, invité pour aller voir le spectacle de Frédéric Récrosio au théâtre de Trevise. Je ne connaissais pas le monsieur, on me fait parvenir son clip : Les Femmes Sont Folles, et du coup je me demande s’il s’agit d’un comique, ou d’un chanteur, ou d’un hybride ?

Je retrouve donc Fanny, Nanouche, Vincent et Cyril pour aller voir le spectacle. Toujours un peu méfiant de la nouvelle scène française. Pourquoi méfiant ? Parceque même si je passe à chaque fois un bon moment, je me rend compte à la sortie que j’ai vraiment ri à 5 blagues pendant le spectacle, que le reste m’a fait sourire, et que c’est un peu léger finalement.

Mais j’ai vraiment eu un coup de foudre pour le spectacle de Frédéric Récrosio, c’est surtout la finesse des émotions et des situations que j’ai adoré, on passe de l’éclat de rire géné à un silence respectueux en quelques secondes, et finalement on passe un bon moment. Une jolie histoire, bien romancée, bien ficelée, et dont les effets fonctionnent à merveille. Et pour ne rien gacher du plaisir, si je retourne voir le spectacle avec un(e) ami(e), il(elle) ne paye que sa place, et je ne paye rien, du coup on peut partager, du coup c’est pas cher, du coup on est content.

On a fini la soirée dans le bar du coin de la rue, et même si M. Récrosio avait l’air lessivé, il était très sympa. On a fini à 1h30 du mat avec Sabrina (la joyeuse et jolie barman) entrain de manger du bleu et du chorizo.

Merci à tous pour la soirée :)

Pour les autres, le spectacle se joue du mardi au samedi à 21h30 au Théatre Trévise et si vous voulez je vous accompagne et vous payez moitié prix :) (ça me ferait plaisir de le revoir, c’est dire !)

The Lost Fingers – Lost In The 80’s

juin 13th, 2009

Ou ma découverte musicale de la semaine.

Comme quoi Spotify pour faire de la découverte musicale ça fonctionne. Pas aussi bien que Last.fm, mais ça fonctionne. J’écoute tranquillement ma petite sélection, et Spotify me passe entre deux chansons une petite pub de 15sec de présentation d’un album. En l’occurence Lost In The 80’s de The Lost Fingers, une superbe découverte, la première fois que j’aime autant un album de covers.

Car c’est bien de ça qu’il s’agit, un album de cover, mais avec la teinte et la chaleur du jazz manouche. Billie Jean, Pump Up The Jam, Joe Le Taxi et Tainted Love repris en jazz manouche, ça dépote, et on se prend au jeu. Les reprises sont bien choisies, du coup le courant passe. On est à la fois content de reconnaitre la chanson d’origine et de l’entendre de cette manière. Ils ont complètement réinventé les accompagnements, et à la première écoute on ne réalise pas forcément qu’il s’agit de reprises.

J’aurai voulu vous mettre une de leurs chansons en embed mais j’ai trouvé ça nulle part. Du coup je vous met une vidéo youtube sans la vidéo (j’ai réinventé le 1px player yeah !). Vous pouvez retrouver leur site officiel ici : http://www.thelostfingers.com/, leur album entier sur deezer ici : http://www.deezer.com/#music/album/284591, et je crois que vous avez google pour le reste :)

la hantise du lieu commun

juin 12th, 2009

Etre original, être drôle, et passionant.

Certains on la hantise de la page blanche, j’ai la hantise du lieu commun, mais je ne pense pas que ce soit si différent. Comment faire dans ce monde de sur-communication pour percer, être entendu, et une fois entendu, pour convaincre, et pour toucher. La hantise du lieu commun, que ce soit pour l’écriture ou plus gobalement de manière artistique, ça vous coupe les pâtes.

Je pense avoir des choses à dire, pas moins que les autres en tous cas. Mais cette certitude se meurt devant la possibilité d’être lu, vu, entendu. Je crois que la première étape de la démarche artistique c’est de comprendre et de savoir surpasser ce gouffre. La création est un acte divin disait un monsieur dont j’ai oublié le nom, il n’empèche qu’on est jugé par ses pairs, et que seul cet avis compte. Comment alors penser une seule seconde qu’on va inventer quelque chose de nouveau, que notre travail ne sera pas qu’un maigre patchwork d’autres. Du moins bon, du revu, du « sans-âme» .

C’est pas votre affaire finalement tout ça, c’est juste un travail sur soi, enfermé entre la nécessité quasi-physique de devoir créer et la crainte de ne pas assez donner, de ne pas se livrer et finalement de décevoir. Le seul piège c’est de s’arrêter d’essayer, de penser que c’est trop tard, ou pas assez bon. Le public sera toujours le dernier juge,  mais il faut lui laisser la chance de donner son avis.

J’espère avoir été un peu profond ce soir. J’espère surtout faire de belles choses par la suite.

passe en couleur

juin 9th, 2009

Ca faisait longtemps que j’avais pas fait de cover, et j’ai entendu cette chanson le week-end dernier chez des amis. Vraiment une chanson magnifique, j’adore en règle général ces reprises des chansons des années 80 ou 90 pour en faire quelque chose de plus soft. Les paroles sont souvent très belles, et les mélodies sophistiquées. La plus représentative est pour moi la reprise de la chanson des Lords of the New Church, Dance With Me par le groupe (collectif ?) Nouvelle Vague.

La chanson est donc Mad World, chantée à l’origine par le groupe Tears For Fears.

il est toujours temps

mai 27th, 2009

Il est tard et mes paupières sont lourdes, il fait lourd et je dors sur un canapé moisi, il est grand temps d’écrire.

Ah les rencontres, je viens de me rendre compte que c’est un des trucs qu’on fait le plus souvent dans notre vie, et pourtant on sait toujours pas comment rencontrer plus, mieux, sans être timide ou trop lourd. Bref c’est la loose. Et pourtant, au milieu de toutes ces rencontres on en oublie souvent un des plus grand attributs, qui est celui de se forger, d’en apprendre sur soi et sur la vie, pour devenir quelqu’un de meilleur si possible, de plus complet en tous cas.

Et même si je risque de tomber dans l’évidence la plus extrême, j’aime bien me rappeller que ce besoin de se forger et d’avancer, il passe par l’échange, et donc par l’écoute. Pas de stratégies miraculeuses donc pour les rencontres, pas de méthodes partculière, et surtout pas de « je m’écoute parler, raconter ma vie et mon CV pour gagner des points de ohcomilestbien» .

Deuxième lieu commun (dans le même article, je suis navré), tout le monde cherche à rencontrer tout le monde, c’est tout de même beaucoup plus facile de se détendre un petit peu quand on part de ce postulat (et hop un mot compliqué).

Finalement ça devient très sain et très frais cette histoire de rencontre, on se ballade, on papote, on apprend des choses et on essaye de transmettre le peu qu’on connait. Ca donnerait presque envie de sortir quand il fait beau et de parler à des gens, promis ils mordent pas.

Merci donc à C. pour le petit verre de cet aprem, j’espère qu’il ne sera pas le dernier :)

écouter du Bashung

mai 23rd, 2009

Je suis toujours fasciné par l’effet que la musique peut avoir sur notre perception des choses qui nous entourent. Ecouter du Bashung ça remet les idées en places, on se sent un petit peu plus grand, un petit peu plus fort. On se dit surtout qu’il y a beaucoup de choses à faire, et que c’est pas le moment de ralentir. Exit le contexte, l’âge, et la flemme. “To create is divine, to reproduce is human” disait Monsieur Man Ray. Alors allons toucher un bout de divin, il semble si facilement accessible.

Mais au dela de cette envie de créer quelque chose, c’est aussi une profonde sensation de justesse, de vrai. Se dire que finalement on est à sa place, bien dans ses baskets et que le monde est à nos pieds. Cet arbre des possibles, il peut faire peur, mais il est surtout porteur d’espoir.

Ce petit bout d’article est aussi un homage à M. Alain Bashung, je ne m’étendrai pas en détails sur la manière dont j’écoute et comprends ses chansons. C’est juste un grand artiste.

« J’ai fait la cour a des murènes
J’ai fais l’amour
J’ai fait le mort
T’etais pas née» 

Alors j’irai et merci M. Bashung.